Voilà presque un an que ce blog était plongé dans un profond sommeil. Un an, c'est le temps que met notre chère planète pour faire le tour du Soleil, c'est aussi le temps qu'il m'a fallu pour faire le tour de moi-même, et repartir dans une autre direction. Me voici de retour avec grand plaisir !!

Pour reprendre le chemin du blog, voici un petit bilan des emprunts du mois à la bibliothèque.

 

koala colère

Koala colère, Karen Van Holst Pellekan (texte), Vera De Backker (illus.)

Kaléidoscope, 12,20 euros, 9782877672436

Je n’ai pas lu l’histoire de cet album avant de l’emprunter, et j’aurais dû. Attirée par le titre qui en ce moment est plus que jamais d’actualité à la maison, je me suis laissé tenter par cet album « médicament », et je n’aurais pas dû... Le début de l’histoire est somme toute assez classique, un petit koala en colère parce que sa maman ne veut pas lui faire de câlin, part et trouve refuge dans la poche d’une maman kangourou endormie. Forcément au réveil de madame Kangourou, il faut retrouver la vraie maman du petit koala. Mais comment est-elle ? Et là, grâce aux réponses du petit koala, madame kangourou va lui proposer différents animaux. Voilà les réponses que le koala fait au kangourou : méchante, ne s’occupe plus de moi, se plaint beaucoup, fourrure toute douce, joli petit museau, gentille et câline. A chaque réponse est donc associé un animal. Bon, si je comprends la logique de l’histoire, qui montre la colère du koala qui diminue au fur et à mesure, et si je salue au passage, les réactions bienveillantes et sans jugement de madame Kangourou, je ne comprends pas l’association à certains animaux. Par exemple, à « méchante » est associé un iguane. (Pauvre maman iguane...) La chute ne me plait pas franchement non plus car quand le koala retrouve enfin sa mère, il ne retrouve pas un câlin mais... un petit frère blotti dans les bras maternels. Pour moi, il y a trop d’aspects traités dans cet album : la colère, l’arrivée d’un petit frère, les associations (illogiques) de traits de caractère avec des animaux... L’enfant s’y perd. Et pour preuve, Gabriel n’a vraiment pas du tout accroché.

 

 

pie poirier

Y’a une pie dans l’poirier, Martine Bourre,

Didier Jeunesse, 11,50 euros, 9782278064809

Ah Martine Bourre... Un nom à découvrir, un nom à retenir. Elle aura bientôt droit à un post rien que pour elle tellement il y a de belles choses à dire sur elle ! Alors quand Martine Bourre est mandatée par les éditions Didier Jeunesse et plus particulièrement par la collection Pirouette qui reprend des chansons classiques en inventant une suite, ça donne « une pie dans l’poirier » absolument géniale ! (Au passage profitez en pour visiter le site des éditions et découvrir la collection en cliquant sur le lien ci-dessus).

L’univers graphique de l’auteur est un mélange subtil de douceur et de vivacité, de délicatesse et de dynamisme. Des couleurs vives, lumineuses, et douces à la fois. Quant au texte, elle réussit à trouver une suite originale et pleine d’humour à la célèbre chanson. Gabriel, qui adore qu’on lui chante des chansons avait déjà beaucoup apprécié cet album quand il est sorti en librairie et l’a retrouvé avec plaisir.

 

 

meunier

Meunier, tu dors..., Anne Letuffe,

Didier Jeunesse, 11,50 euros, 9782278054497

Un autre titre de la collection Pirouette. Un autre auteur avec un autre univers graphique qui m’a bien plu aussi. Un mélange de collage, peinture et croquis. Gabriel a moins accroché pour ce titre, peut être un peu trop long. Pourtant l’histoire tient la route et est même assez drôle. Un titre qui reviendra sûrement nous rendre visite à l’occasion.

 

 

grand singe

 Toi, grand singe, Martin Jenkins (texte), Vicky White (illus)

Gautier Languereau, 14,59 euros, 9782013914963

Un album documentaire sur les grands singes signé Gautier Languereau gage d’une grande qualité. Quelques renseignements utiles mais surtout... des illustrations absolument magnifiques ! La couverture est un chef d’œuvre : elle donne tout de suite envie d’ouvrir le livre. Et l’intérieur est encore mieux... Les dessins sont d’un réalisme poignant, ils donnent envie de les contempler pendant des heures. Tiens, le chimpanzé ne vient il pas de me faire un clin d’œil ? Gabriel, contaminé par mon intérêt, a donc passé un long moment les yeux plongés dans ceux de ses chers cousins. Pour avoir un aperçu du formidable travail de Vicky White c'est ICI. Avis aux intéressés, ce livre est épuisé en France.

 

 

 

brins d'herbe

3 petits brins d’herbe, Nadine Brun-Cosme (texte), Aline Bureau (illus.)

Père Castor, 13,50 euros, 9782081206311

Un album d’une grande qualité tant au niveau du texte que des illustrations, que de la mise en page intelligente et réfléchie. C’est l’histoire d’un petit lièvre (mignon à croquer), qui comme il est encore petit ne sort pas de son terrier. Mais ce n’est pas grave puisque au bord de son terrier, il y a 3 brins d’herbe qui le rassurent et le distraient. Et puis un jour, un premier brin d’herbe profite d’un souffle de vent pour descendre la colline. Et puis un autre jour, un deuxième brin d’herbe s’envole à son tour. Avec le dernier brin d’herbe comme refuge, le petit lièvre décide d’aller voir plus loin que le bord de son terrier. Et le jour où le troisième brin d’herbe disparaît tout à fait, le petit lièvre est enfin prêt ! Un livre pour aborder la question du "quand je serai grand grand grand" (pour reprendre une expression favorite de Gabriel), tout en finesse et en poésie, superbement illustré,..... que Gabriel n’a malheureusement pas aimé... Je pense qu’il n’a pas compris l’histoire finalement trop subtile. Il aurait peut-être fallu que je lui explique davantage mais j’avoue, qu'en ce moment, je suis assez victime d’attaques de "pourquoi" aussi divers que variés pour trouver en plus le courage et l’énergie de répondre à des questions auxquelles il n’a pas pensé.
Pour avoir un deuxième avis, visitez le blog Oeil d'ailleurs, à qui j'ai emprunté les photos. J'en profite pour saluer la qualité de ce blog.

brins d'herbe 2  brins d'herbe 3

 

 

 

lion des hautes herbes

 

Le lion des hautes herbes, Ruth (texte) et Ken (illus.) Brown,

Gallimard Jeunesse, 12,95 euros, 9782070538713

Gabriel et les lions c’est une grande histoire d’amour alors forcément je n’ai pas résisté longtemps à l’envie d’emprunter celui-là. Et quel succès !! Il a fallu le lire 2 fois de suite 2 fois par jour pendant 4 jours... Une lionne part chasser et cache son petit dans les hautes herbes. Le lionceau resté seul se retrouve nez à nez avec un vieux lion énorme. Le lion prend alors le petit sous sa protection et passe la journée avec lui. Mais les lois de la savane sont impitoyables, un lion plus jeune et plus fort le provoque. Obligé de se battre, le vieux lion épuise ses dernières forces pour sauver le lionceau. Sorti vainqueur, le vieux lion se couche enfin. Et quand la lionne revient de la chasse, elle récupère son petit  blotti dans les pattes du vieux lion qui ne se relèvera pas. Une histoire touchante qui aborde la vieillesse et la mort avec beaucoup de délicatesse mais pas seulement. On y trouve aussi de l’amitié, de l’entraide, de la rivalité, et de la vie surtout. Enfin, les illustrations à l’aquarelle sont à la fois pleines de réalisme (avec un jeu de lumière absolument exceptionnel) et adaptées aux scènes de l’histoire. Une très belle découverte donc, que je pense Gabriel sera content de retrouver de temps en temps.

 

 

charles

Charles à l’école des dragons, Alex Cousseau (texte), Philippe-Henri Turin (illus),

Seuil Jeunesse, 20,10 euros, 9782021005608

C’est assurément un remarquable travail qu’ont accompli ces deux auteurs. Le texte, d’une très grande qualité littéraire s’associe à merveille aux illustrations fantasmagoriques. La taille de l’album elle-même s’adapte parfaitement à l’histoire. J’en avais entendu que du bien, et c’est vrai qu’il est bien cet album mais il se trouve rangé dans la catégorie des albums pour les grands ; autrement dit pour enfant de plus de 6 ans. J’imagine alors toute la difficulté pour un album de ce genre à trouver une place de choix dans les foyers. Un album, c’est (dans la majorité des cas) une histoire qu’on lit à haute voix à un enfant qui ne sait pas lire tout seul. Une fois la lecture acquise, l’enfant passe à un livre plus petit avec moins d’illustrations. Peut-être alors que la solution se trouve dans l’école. Si une maitresse ou même un maitre tombe sous le charme du petit Charles alors il peut en découler un formidable travail sur la poésie (il y a du Baudelaire dans les poèmes de Charles!), sur les illustrations mais aussi sur toutes ces valeurs chères à l’école : la tolérance, l’amour, l’estime de soi, l’entraide, le dépassement de soi. Avec un peu de motivation et de subtile pédagogie, Charles trouverait peut-être même sa place dans les rangs du collège car en seconde lecture, l'auteur aborde le délicat sujet de la dépression enfantine o combien d’actualité avec l’utilisation des réseaux sociaux. Bon... mais autant vous dire qu’à la maison, du haut de ses 3 ans, Gabriel n’a pas du tout été impressionné par Charles, qu’il a daigné y jeter un bref coup d’œil pour le délaisser sans regret. Patience Charles... Moi je ne t'oublie pas !

D'autres avis à lire et des illustrations à agrandir en cliquant sur les vignettes :

- le blog Papier de soie

- le blog 1pageluechaquesoir

 

charles 2  charles 3

 

Et voilà... C'est terminé ! Mais je reviendrai avant l'année prochaine, c'est promis !